Pour le dynamogramme, cliquez ici : http://reas.zinclafriche.org/controverses/haikus/2000/dynamogramme/

Dans le cadre des Ateliers d’écriture multimédia des Controverses 2000 a été proposé  à un certain nombre d’artistes de travailler deux jours en atelier aidé par des techniciens sur la réalisation d »Haikus Multimédia ».Donc sur des petits poèmes numériques et interactifs.

Pour ma part, ce fut avec Christophe Guilloteau et Jean François Rivière, pour une suites d’ Haïkus sonores et visuels dans lesquels vous avez à cliquer pour faire apparaitre le suivant avec plusieurs chemins possibles suivant là ou vous cliquez.

La préparation et à l’organisation des ateliers d’écriture multimédia et des Controverses 2000

fut initié par Avignon Public OFF 

Culture Commune à Loos en gohelle  http://www.culturecommune.fr/

 Le Collectif 12 à Mantes-la-Jolie http://www.collectif12.org/


Le Chaplin à Mantes-la-Jolie   http://www.lechaplin.com/


Système-Friche-Théâtre / Friche de belle de mai à Marseille.http://www.lafriche.org/friche/zdyn1/rubrique.php3?id_rubrique=35


Les Controverses 2000 ont été réalisées avec le soutien de la
SACD
du Ministère de la culture
(Direction du Développement et de l’Action territoriale et Direction de la Musique, de la Danse, du Théâtre et des Spectacles),
du
Ministère de la jeunesse et des sports et du Conseil régional Provence côtes d’azur
Avec la contribution de
la mission ville de la Préfecture de Vaucluse

Charte de travail
Les haïkus multimédias
Des écritures artistiques en questions

 » Une œuvre est toujours la création d’espaces-temps nouveaux (il ne s’agit pas de raconter une histoire dans un espace et dans un temps déterminés, il faut que les rythmes, les lumières, les espaces-temps deviennent eux-mêmes les vrais personnages). Une œuvre est censée faire jaillir des problèmes et des questions dans lesquels nous sommes pris, plutôt que de donner des réponses. Une œuvre est une nouvelle syntaxe, ce qui est beaucoup plus important que le vocabulaire et creuse une langue étrangère dans la langue….  »
In  » Le cerveau c’est l’écran  » entretien avec Gilles Deleuze extrait des Cahiers du cinéma 380. (Citation empruntée à l’exposition  » Le Plaque-Art  » de la compagnie Alis.)

Charte en devenir
ou  » quelques définitions provisoires de l’aire de jeux « 

Le  » haïku multimédia  » est une petite pièce artistique multimédia *. Il se veut un principe de travail, une exploration par des artistes et des concepteurs multimédia de formes d’expression et de création qui prennent corps sur une page web en associant images, textes, sons et paroles. Page web proposant une  » mise en scène  » unique et concise. Les principes d’écriture hypertexte et les contraintes de l’Internet permettent d’imaginer de nouvelles formes d’écriture et de scénarisation de contenu, au delà du simple principe de communication, pour mettre en place un espace scénique virtuel en associant les sons et les images, les textes et les liens qui définissent le champs des possibles, les limites de l’aire de jeu.

L’enjeu de cette exploration est triple: poser en même temps la question du langage multimédia, sa capacité à exprimer du vivant, sa création/génération/appropriation par l’artiste, sa diffusion vers les publics. L’haïku multimédia revisite et étend alors le champs du spectacle vivant, de sa création, sa représentation publique. Un vaste chantier a été ainsi ouvert dans le courant de l’année 1999 dans le cadre des Controverses d’Avignon organisée par Avignon Public Off * . Il s’enrichit cette année, inscrit dans la perspective thématique des Controverses 2000 : Les écritures artistiques en question.

Les objectifs

Dans la continuité du travail de recherche mené en juillet 99 et depuis par le Centre Ressource de Culture Commune et l’Espace Culture Multimédia (ECM) de la Friche la Belle de Mai, les objectifs des résidences sont d’explorer :

  • La capacité du multimédia à  » servir l’artiste  » à partir de ses éléments de langages : images, textes, sons, liens
  • Les moyens d’utiliser les contraintes techniques de l’Internet pour développer des propos artistiques
  • L’identification d’écritures multimédia
  • La place du concepteur et de l’artiste, co-auteur d’une création


L’aire de jeu

L’écriture hypertexte
L’espace est celui des pages web, soit : des espaces d’expression avec du texte, des images fixes et animées, des sons et des liens entre les espaces. La page web comprend de plus un arrière plan et un premier plan. Mise en ligne et donc accesssible sur le réseau Internet, cette page doit alors est la  » plus légère possible  » (taille minimal des images et des sons) pour être lue rapidement. L’enjeu de l’écriture revient alors à définir le sens des objets mis en ligne et le sens de leur association à la fois sur la page et avec d’autre page.

Les haïkus multimédias

 » Petits poèmes japonais. 3 vers et c’est tout ! ( 5 syllabes, 7 syllabes, 5 syllabes).
Le créateur qui s’en réclame évite soigneusement de ne jamais dépasser le seuil de la simple suggestion, attentif d’abord à laisser les portes du sens grandes ouvertes.
Le Haïku s’enroule sur lui-même  »

Ces citations peuvent donner de premières pistes de travail : des  » petites formes « . Mais au-delà de cette définition formelle, l’attachement à la notion d’haïku ne doit pas contraindre le champs d’exploration à la stricte forme de ces petits poèmes japonais, qui correspond bien aux possibilités techniques du transport des informations sur Internet. On peut alors considérer que les contraintes d’écriture sont les suivantes :
Le haïku multimédia est une petite pièce courte : 2 à 4 pages web, traitant d’une problématique qui anime la démarche de l’artiste avec un texte de 10 lignes, quelques gestes ou une mini-scène (en moins de 3 minutes de vidéo), des paroles dites (en moins de 3 minutes de son), 5 images, photos … et trois  » objets informationnels  » qui permettront de lier cette création avec d’autres sites sur le réseau Internet. Le haïku est réalisé par un artiste et un concepteur multimédia.

La page web est l’espace scénique
Le texte, l’image, le son et les liens sont les éléments de la mise en scène
L’association des objets et la mise en page, la mise en scène elle même

La posture est d’accepter les limites techniques du système tout en les détournant pour rendre l’espace non plus passif – espace d’information – mais vivant – espace d’expression et de création. Le mouvement est alors celui des objets entre eux, voire, avec des limites fortes, de l’objet lui-même.

Le Haïku est un court poème de la tradition poétique japonaise comprenant 3 vers de 5 syllabes, 7 syllabes, 5 syllabes. Choisi comme concept poétique d’écriture multimédia en 1999, dans le cadre des Controverses 99, le “ haïku multimédia ” est une  » petite pièce artistique multimédia  » s’inscrivant dans ce Manifeste pour un temps présent. Loin d’être un nouveau concept-tendance du petit monde de la cyberculture, le haïku multimédia se veut un principe de travail, une exploration par des artistes et des concepteurs multimédia de formes d’expression et de création qui prennent corps sur une page web en associant images, textes, sons et paroles. Des artistes et des concepteurs multimédia, ont ainsi réalisé des haïkus, installés aussitôt aux côtés des textes sur le site internet, et s’inscrivant pleinement dans les problématiques des Controverses :  » Les figures de l’acteur, de la scène à la cité « .

L’enjeu de cette exploration qui se poursuit en 2000, avec les partenaires des Controverses ,, est triple: poser en même temps la question du langage multimédia, sa capacité à exprimer du vivant, et la relation établie par l’artiste entre son langage artistique, l’appropriation possible d’un nouvel outil, et la relation qu’il peut développer avec le public.

Les principes d’écriture hypertexte et les contraintes de l’Internet permettent d’imaginer de nouvelles formes d’écriture et de scénarisation de contenu, au delà du simple principe de communication, pour mettre en place un espace scénique virtuel en associant les sons et les images, les textes et les liens qui définissent le champs des possibles, les limites de l’aire de jeu. Doreen Vasseur, comédienne du collectif des inter-mutants, défini cet espace comme évident : “ Il y a la scène, la rue, les murs, les haut-parleurs en tout genre, lieu de passage donc lieu d’expo, théâtre en appartement, théâtre en entreprise, des manuscrits, des tapuscrits, du format A4 papier glacé, et puis des friches et l’autre qui enveloppe le Pont Neuf, des écrans : télé, cinoche … Alors un écran 15’ ou 17’ : bien utile pour les jeux vidéo, pour aller surfer sur le site de “ Friends ”, ou pour adhérer à l’église scientologique, pourquoi cet écran qui nous fait des yeux d’albinos en rut, pourquoi ne deviendrait-il pas un lieu d’expression artistique ? Les outils, les techniques multimédia existent ; il faut apprendre à les utiliser, les dompter, les détourner, les déjouer …Les formes d’écriture sont multiples ”.

Le “ haïku multimédia ” ainsi défini trouve tout son sens par l’artiste qui l’investit non pour transposer ce qu’il fait en “ réel ” – sur une scène ou dans la rue – mais pour prolonger les démarches qui l’animent dans une autre scène, avec d’autres moyens.

Ces pratiques de création nécessitent le déplacement de l’artiste vers de nouveau langage et du concepteur multimédia vers d’autres utilisation des outils qu’il maîtrise. La possibilité d’animer plusieurs images dans une même page peu alors permettre par exemple au corps du danseur d’aller au-delà de ses limites par la mise en mouvement aléatoire de ses différentes parties, d’afficher en même temps un texte qu’il ne peut dire quand il danse, et proposer des liens vers d’autres artistes qui constituent pour lui son univers de référence artistique. Le seul espace de l’écran prend alors les dimensions à la fois du corps et de la pensée, du geste et du verbe, du proche et du lointain, du présent et du permanent. Et cela sur n’importe quel écran connecté au réseau.

L’haïku multimédia revisite et étend alors le champs du spectacle vivant, de sa création, sa représentation, sa diffusion en recherchant quelles nouvelles émotions peuvent être transmises par les tuyaux numériques.

À la première étape de cette recherche, il est apparu tout de même une frustration face à la lourdeur et la lenteur technique – les outils de création et les débits du réseau Internet – qui brident largement les désirs et les ambitions artistiques, sans pour autant modifier les éléments fondateurs du langage multimédia. Les modes de travail entre artiste et concepteur, auteurs ensemble d’un objet artistique, prenant une part complémentaire à son écriture, et les droits qui en découlent, sont également une source de questionnement et de découvertes. Tout commence, rien n’est achevé, ni prouvé.

Rien n’est encore certain si ce n’est ce désir de se découvrir et d’apprivoiser un nouvel environnement technologique et social, et peut-être lui offrir une part plus belle, plus poétique, plus critique aussi.

Les artistes deviennent de nouveaux usagers du multimédia et les concepteurs des écrivains, apprenant à “ travailler avec ”. La convergence que le multimédia prépare est aussi, par les modes d’écriture, celle des expressions des pensées et des cultures dans un espace immatériel qui n’a d’unique que le nom, et dans lequel l’artiste a un rôle essentiel à investir : celui d’ouvrir les pages à la pluralité des expressions, et de les emmener, enrichies, vers leurs destinataires lui-même pratiquant l’outil en amateur: le public.


Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s