Étiquette : Orient

  • Entretien avec le comédien /metteur en scène Rhabia Mroué.

    Entretien avec le comédien /metteur en scène Rhabia Mroué.

    Un entretien avec le comédien/ metteur en scène libanais Rabhia Mroué à Beyrouth, réalisé par Sylvie Gasteau dans le cadre de notre projet « L’inouîe ». Il commence par y lire un de ses textes.

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    Biographie succincte Rhabia Mroué (source Evene)

    Après avoir étudié le théâtre à l’université libanaise de Beyrouth, Rhabia Mroué met en scène ses propres pièces à partir de 1990. Ses dispositifs scéniques se situent au confluent de la performance et du théâtre, sont souvent en prise directe avec la réalité économique et politique de son pays, évoquent ses meurtrissures et ses guerres fratricides, et prennent souvent l’apparence de quasi-documentaires mêlant fiction et réalité.

    Ainsi, dans ‘Make me Stop Smocking‘, vidéos, photos, coupures de journaux et témoignages créent un système complexe de narration grâce auquel l’artiste tente de recomposer les paysages libanais détruits lors des conflits et des guerres. Un autre des grands thèmes communs à tous ses travaux est la manière dont on peut représenter le corps au théâtre.

    Parmi ses créations, qu’il présente en Europe, à Beyrouth, Tunis, Amman ou au,Caire figurent ‘L’ Abat-jour‘ (1990), ‘La Prison de sable‘ (1995), ‘Three Posters‘ (2000), ou encore ‘Biokhraphia‘ (2002 et 2008) et ‘L’ Homme d’hier‘ (2008), en collaboration avec Tiogo Rodrigues et Tony Chakar. En tant qu’acteur, Rabih Mroué a joué au cinéma dans ‘Beyrouth fantôme‘ (1998) de Ghassan Salhab, ‘A Perfect Day‘ (2005) ou ‘Je veux voir‘ de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige (2007) entre autres…

     

  • BERENICE de Racine Mise en scène Catherine Boskowitz / Collectif 12

    BERENICE de Racine Mise en scène Catherine Boskowitz / Collectif 12

    Montage sonore réalisé à partir d’extraits de la bande son du spectacle « Bérénice » de Racine

    composée pour la mise en scène de Catherine Boskowitz .

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    Titus, fils de Vespasien, aime Bérénice, reine de Palestine, et en est aimé. À la mort de son père, il s’apprête à devenir l’empereur du monde romain. Mais Rome, qui a chassé ses rois à jamais, ne saurait souffrir un sang royal à la tête de son empire. Titus doit donc choisir entre le pouvoir et l’amour. Comment quitter l’être qu’on aime et, surtout, comment le lui dire ? L’entremise d’Antiochus, roi de Comagène, ami fidèle de Titus, et amoureux transi de Bérénice, ne fera que retarder davantage l’implacable échéance, l’impossible aveu, l’acceptation définitive : « Je vous aime, mais je vous quitte. » Les personnages face à une situation dans laquelle ils rencontrent la vérité de leur désir, leur destin.

    Nanténé Traoré
    Bérénice, reine de Palestine
    Marcel Mankita
    Titus, empereur de Rome
    Philippe Chateau

    Antiochus, roi de Comagène
    Radhouane El Meddeb
    Les 3 rôles des confidents :
    Paulin, confident de Titus
    Phénice, confidente de Bérénice
    Arsace , confident

    Catherine Boskowitz Mise en scène

    Stéphane Gombert Création Son
    Francine Jacques Costumes
    Laurent VergnaudCréation Lumières


    Les premières représentations de Bérénice eurent lieu à Mantes la Jolie, au Collectif 12 en 2006.
    En 2007, le spectacle est parti en tournée en France.

  • Quelqu’un va danser   Chorégraphie de Radhouane El Meddeb Texte Camille de Toledo

    Quelqu’un va danser Chorégraphie de Radhouane El Meddeb Texte Camille de Toledo

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    Après avoir exploré dans mes deux premières créations  le corps  et l’émotion, le désir d’être avec la pièce Pour en finir avec MOI ; le corps et la spiritualité incarnée, les secrets de l’inconnu avec la seconde création Hûwà, Ce lui, j’ai souhaité questionner dans ce troisième solo mon rapport au corps et à la mémoire, la danse dans tous ses états. Je nourris mon travail de recherche des lectures de Genet, Proust et Pessoa, des peintures de Goya aux images des danseuses de Pina Bauch…

    La danse existe en moi depuis toujours.
    Le désir a suivi l’obsession de danser.
    Dans Quelqu’un va danser …, j’ai envie d’être dans une démonstration passionnelle de mon rapport au corps et à la danse, tout en puisant dans la vie réelle. Je veux affirmer mon rapport à la danse parce que c’est un domaine où tout peut advenir au même moment. L’émotion n’est pas statique, elle est déployée. Ce sera plus que jamais narcissique, mais je le défends car cela sera dans le partage. L’enjeu de cette pièce serait de ne pas m’arrêter de danser, d’être dans un état fiévreux, dans un rapport vertigineux au mouvement, jusqu’à la disparition. Car je fais ce métier pour disparaître.

    Je suis, j’existe.
    Regardez, je danse !

    Voici mon moi, ma voix, mon corps, mon reflet.
    Un monde commun, les rengaines, les sons qui nous accompagnent, moi je vis avec et je les tords, je les accompagne.
    Des « monstres » qui m’accompagnent et me ressemblent, je le sais.
    Ils se tordent aussi, sortent d’eux-mêmes pour mieux se montrer ou exister tout simplement.
    Danser le monstre en moi, ce qui est tendre et doux, ce qui se tord, rampe.
    Partir dans tous les sens, danser partout, n’importe où, faire violence pour dire le désordre dans une grande célébration, une fête au plus intime, tout en dehors, en explosion et pourtant seulement MOI.
    Comme un inventaire de souvenirs, accumulation d’époques et de styles.
    C’est MOI d’un bout à l’autre, habité par d’autres, défilant par morceau, par bribes.
    Regardez, je danse, je suis, j’existe…
    C’est moi passionnément, aveuglément, seul avec mon corps et poursuivi par mon ombre, mon reflet ou peut-être un autre.
    Comme un narcisse un peu effrayé par son image, partant de moi, c’est le monde qui apparaît au creux de ma conscience, dans les plis, un univers.
    Comme les visages chez Proust, retrouvés dans les creux de leurs rides et dans les fêlures de leur corps.
    Mes mots à moi sont mon corps, le mouvement, enragé, amusé, amoureux, haineux et généreux.
    En mouvement dans et par le mouvement.
    Homme, dans toute sa folie, sa quête d’élégance, sa complaisance et sa démesure, son contentement et son exposition.
    Désir de dépassement et d’invention… Traverser une autre intimité.
    Je me célèbre, je me danse, je me laisse aller.
    Je danse, Je m’émeus à disparaître.

    Intention

    After having explored in my the first two creations the body and the emotion, the desire of being in Pour en finir avec MOI ; the body and incarnated spirituality, the secrets of the unknown with the second creation Hûwà, Ce LUI, I wish to question in this third solo my relationship to the body and the memory, the dance in all its states. I nourish my researches with readings such as Genet, Proust and Pessoa, paintings from Goya or images of dancers from Pina Bauch…

    Dancing has always been in me.
    The desire has followed the obsession of dancing.
    In Quelq’un va danser…, I want to be in a passionate demonstration of my relationship to the body and the dance, while inspiring myself from the real life.
    I want to claim my relationship to dancing because it is a field where all can occur at the very same time. Emotion is not static, it is spread out. It will be more than ever narcissistic, but I am standing up for it because that will be also in the sharing. The stake of this piece would be to go into an endless dance, to be in a feverish state, a vertiginous relationship with the movement, until disappearance. Because I am doing this work in order to disappear.

    The funambulist
    “That your loneliness, paradoxically, is in full light, and the darkness made up of thousands of eyes which judge you, which fears and hopes for your fall, it does not matter: you will dance on and in a desert loneliness, the bandaged eyes, if you can it, the fastened eyelids. But nothing – nor especially applause or the laughter – will prevent only you dances for your image. You are an artist alas – you cannot refuse any more the monstrous chasm of your eyes. Does Narcisse dance? But it is of other thing that of coquettery, selfishness and self-love which it acts. If it were Death itself? Thus dance only. Pale, livid, anxious to like or displease with your image: however, it is your image which will dance for you. ”

    Jean Genet

    I am, I do exist.
    Look at me, I am dancing!

    Here it is, myself, my voice, my body, my reflection.

    A common world, the old tune, the sounds that accompany us, I live with them and I twist them, I accompany them.

    “Monsters” that accompany me and resemble me, I know it.
    They also twist, go outside of themselves in order to be show off, or just to exist.

    Dancing the monster in myself, the one that is tender and soft, that twists, slopes.

    Going in all directions, dancing everywhere, anywhere, creating violence in order to tell the disorder in a great celebration, a festival of the most intimate, all outwards, in explosion and yet only ME.

    Like an inventory of memories, accumulation of times and styles. It is ME from one end to another, inhabited by others, unwinding per piece, by bits.

    Look at me, I am dancing, I am, I exist…
    It is me passionately, blindly, alone with my body and chased by my shade, my reflection or perhaps an other one.

    Like a Narcisse, a little frightened by his own image, it is the world that appears within the hollow of my conscience, into the folds, a universe.

    Like Prouts faces, that are to be found in the hollows of their wrinkles and the cracks of their body.

    My own words are my body, the mad, amused, in love, heinous and generous movement.
    Moved in and by movement.

    A man, in all his madness, its quest for elegance, its complacenty and outrageousness, its contentment and its exhibition.
    Desire of going beyond and of invention… Crossing another intimacy.

    I am celebrating myself, I am dancing myself, I am letting myself go.
    I am dancing, I am mooved up to disappearance.

    Conception, chorégraphie et interprétation
    Radhouane El Meddeb

    Texte et narration
    Camille de Toledo

    Scénographie
    Annie Tolleter

    Lumières
    Xavier Lazarini

    Sonographie
    Stéphane Gombert

    Costumes
    Cidalia Da Costa

    Sous le regard de
    Mathilde Monnier, Héla Fattoumi

    Conseil chorégraphique
    Trisha Bauman

    Administration – diffusion
    Florence Kremper

    Production déléguée
    La Compagnie de Soi

    Coproduction
    Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis
    Centre chorégraphique national de Caen / Basse-Normandie
    Théâtre de l’Agora, Scène nationale d’Evry et de l’Essonne
    Centre chorégraphique national de Montpellier Languedoc-Roussillon
    Avec le soutien de la Direction régionale des affaires culturelles d’Ile de France – Ministère de la culture et de la communication, de Culturesfrance/ Afrique et Caraïbes en créations et de l’association Beaumarchais.

    La compagnie est accueillie en résidence pour les répétitions, à l’Arcal dans le cadre de l’accueil-studio, au Théâtre de l’Agora, Scène nationale d’Evry et de l’Essonne, au Centre Chorégraphique national de Montpellier Languedoc Roussillon et au Centre chorégraphique national de Caen/Basse Normandie,

    Avec le partenariat du Centre National de la Danse – Pantin pour le prêt de studio.

    TOURNEE
    Tournée 2008 : Rencontres Chorégraphiques de Seine-Saint-Denis | Festival Danse d’ailleurs, Centre Chorégraphique National de Caen Basse-Normandie, France
    Tournée 2009 : Bipod (Beirut International Platform of Dance) | Festival Dansem 2009, Marseille | Théâtre d’Arles
    Tournée 2010 : Collectif 12, Mantes-la-Jolie | Festival C’est de la Danse Contemporaine, Théatre Sorano, Toulouse | Hors Saison 2010, La Ferme du Buisson, Noisiel | Festival VISU10, Dieppe Scène Nationale | Liteside festival 2010, Amsterdam
    Bilbao Antzerkia Dantza(BAD). XII Festival de Théâtre et de Danse Contemporaine
    Tournée 2011 : le Rayon Vert, Saint-Valery-en-Caux | teatro Vascello Romaeuropa Festival |
    teatro Vascello Romaeuropa Festival , Italie

  • Tunis, 14 janvier 2011… Bande son réalisée pour la performance du chorégraphe Radhouane El Meddeb.

    Tunis, 14 janvier 2011… Bande son réalisée pour la performance du chorégraphe Radhouane El Meddeb.

    Bande son réalisée pour la performance  » Tunis, 14 janvier 2011″ du chorégraphe Radhouane El Meddeb.

    A écouter ici…

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    Conception et interprétation Radhouane El Meddeb,

    sonographie Stéphane Gombert,

    remerciements Annie Tolleter

    Je n’ai pas pu être là. Je n’ai pas hurlé, pas eu peur. Je ne me suis pas révolté.
    J’ai été absent, loin. Devant la télé, avec mon ordinateur sur les genoux et mon portable à la main. Cette absence démange, marque, fait mal. Je m’en remettrais jamais.
    Pour la dignité, la liberté… Après des années de répression et de peur, le rêve est enfin réalisé,
    et je n’ai pas pu être là. Des sanglots d’amertume, des frissons. Une énorme frustration…

    Que me reste-t-il ? Des images, des voix et des slogans, vus et entendus à la télévision…
    Voix de la détresse et du courage. Voix de l’utopie… L’obsession a crée en moi ce désir de me mettre dans cette révolution, de prendre place dans cette révolution. Imaginer ma présence est devenu mon obsession. Entre euphorie, peur, doute, choc et excitation, mon corps a subit cela à distance. La voix de cette homme sorti la nuit de la libération me hante … Et ses mots provoquent encore en moi une grande émotion.
    Comment raisonne tout cela en moi ? Quelle présence et quel corps pour exprimer la révolution… Et le manque aussi a cette révolution… Comment mon corps aujourd’hui incarnera-t-il cet événement ?
    Radhouane El Meddeb

    « Tunis 14 janvier 2011 » est une performance créée pour le Meeting Point 6 au Beirut Art center en avril 2011. Présentée dans un espace inhabituel et architectural, Radhouane se plaît au genre performatif et reconsidère sa relation aux spectateurs.

    Meeting Point 6 est un événement international et pluridisciplinaires, dont la direction artistique est assurée par Okwui Enwezor.

    La programmation de Meeting Point 6 fut visible dans plusieurs villes du monde jusqu’en mars 2012.

    TOURNEE
    Tournée 2011 : Argos, Bruxelles | KVS, Bruxelles / wip la vilette/Festival Montpellier danse…

    http://lacompagniedesoi.com/

    http://www.meetingpoints.org/

  • ___ Portrait électronique ___ d’une femme. ____  -Film réalisé à Beyrouth à partir du texte « In Situ » de Patrick Bouvet-

    ___ Portrait électronique ___ d’une femme. ____ -Film réalisé à Beyrouth à partir du texte « In Situ » de Patrick Bouvet-

    Le portrait électronique d’une femme a été réalisé à partir du texte « In Situ » de Patrick Bouvet. Il fut tourné et monté par Stéphane Gombert à Beyrouth et Amman en Avril 2001 dans le cadre de la CIRC cellule internationale de recherche et de création mise en place par le Collectif 12 et le Théâtre Shams Beyrouth, pour être montré au Festival d’ Amman de la même année. L’ on peut y voir les comédiennes Bernadette Houdieb, et Chirine Karamé, et y entendre Anna Mortley. A regarder et écouter ici…

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