Étiquette : Voix

  • Création radiophonique pour Radio France:      Au tribunal de mots.

    Création radiophonique pour Radio France: Au tribunal de mots.

    AU TRIBUNAL DES MOTS

    Pour écouter cliquer sur le lien pour accéder au site de Radio France : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/creation-on-air/au-tribunal-des-mots-8111290

    Stéphane Gombert, artiste cofondateur du Collectif 12, et moi sommes intervenus au Centre Pénitentiaire de Bois-d’Arcy pour 12 séances de trois heures d’écriture sonore. 

    Notre désir était de réaliser un tribunal de mots, c’est-à-dire d’écrire et d’enregistrer avec les détenus et prévenus une fiction sonore issue d’une réflexion sur le langage et son discours. 

    Nous avons beaucoup discuté, discuté à partir des dictionnaires, chanté des prison songs et improvisé des jugements. Je dois dire qu’ils savent très bien le faire et connaissent beaucoup mieux que nous les arcanes judiciaires. Avec leur voix où l’on perçoit, par l’accent ou les tournures de phrase, les quartiers populaires, ils ont mené une réflexion contradictoire de l’intérieur sur la chaîne pénale (Qui ? La banlieue ; Pourquoi ? La violence ; Comment ? La punition).

    Chacun s’est positionné en tant qu’avocat, procureur, partie civile, témoin ou accusé, en improvisant des « audiences publiques, au tribunal d’opinion ». Les mots « banlieue », « violence » et « punition » sont devenus des personnages : Mademoiselle la Banlieue, Monsieur la Violence et Madame Punition. 

    L’émission rend compte de ces audiences fictionnelles.

    Sylvie Gasteau

    Avec Abderrahim, Bilal, Christian, Cédric, Driss, Firat, Cédric, Hamdjata,

  • Le V.F en V.O

    Le V.F en V.O

    Le quartier du Val Fourré est communément désigné à Mantes la jolie comme le V.F.

    Le Val Fourré en Version Originale donc:

    Le val-fourré regroupe une multitude de nationalités, d’origines, et de langues qui pourtant partagent un même territoire de vie.

    Il s’agit dans ce projet qui part d’un recueil de paroles d’interroger le vécu de cette mise en commun puis de rassembler ces voix, leurs multiplicités, leurs différences, leurs musicalités, la singularité de leur rapport à la langue française, dans l’unité d’un projet qui les posent sur des compositions instrumentales hip hop créées pour l’occasion..

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    Un montage vous est proposé à écouter ici dans lequel un ordre à été choisi pour l’enchainement des titres qui sont par ailleurs  construits comme des chansons (ou des raps).  Ce montage ne propose pas l’ensemble des morceaux réalisés que nous considérons comme toujours en cours.

    Compositions musicales : Stéphane Gombert / Ti jean / Possi Hell

    enregistrements: Sylvie Gasteau et Stéphane Gombert

    Merci à l’Union HP (pour pas de justice pas de paix)

  • Entretien avec Charlie Bauer.

    Entretien avec Charlie Bauer.

    Entretien avec Charlie Bauer enregistré lors de sa résidence au Collectif 12 pour le spectacle « c’est ainsi que nous vivions » quelques récits de la Kolyma d’après l’œuvre de Varlam Chalamov dans une mise en scène d’Ariel Cypel.

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    Charlie Bauer est mort le 7 aout  2011;

     

     

    Charlie Bauer, les mains qui tremblent

    09 août 2011 Par Dominique Conil
    © DR

    Il attendait Porte d’Orléans, dans une voiture louée. Je l’ai reconnu, évidemment, la coupe de cheveux, la frange sombre, la moustache. D’abord on a roulé presque en silence, pas de musique à bord. On ne se connaissait pas, en fait. Et pour cause, Charlie Bauer venait de passer 25 ans en prison.

    On ne se connaissait pas mais j’avais appris qu’il avait l’intention de se rendre à un procès, à Colmar, où l’on jugeait les mutins d’Ensisheim. Il comptait des amis parmi ces prisonniers longues peines en révolte, il était libéré depuis peu, on disait que tout ça serait « sous haute tension ». Et si je me souvenais bien de son visage – ces articles, les QHS, Bauer toujours en prison, pendant des années – la police le connaissait encore mieux ; pas plus mal de voyager avec une journaliste.

    Charlie n’avait rien écrit, encore, il n’était pas devenu « bon client » de la télévision, ni conseiller technique au cinéma, il disait – et dira toujours- qu’il était un communiste. Hâbleur et chaleureux sur la route grise qui filait vers l’Est.

    Avant qu’avec le temps il ne retouche sa propre histoire, il racontait que, lui fils de militants juifs, communistes et résistants, gamin de l’Estaque à Marseille, avait commencé voyou. Voyou partageux, certes, mais c’est en prison qu’il avait commencé à réfléchir. On lui avait donné du temps, pour cela : dès 1962 , vingt ans de réclusion pour de simples vols. Forte tête, se battant pour les droits les plus élémentaires des détenus – étudier, entre autres – il se retrouve en QHS ( Quartiers de haute sécurité) . Libéré en 1977, il retombe en 1979, après avoir, entre autres, croisé le chemin de Mesrine.

    Et soudain, sur la route de l’Est, un contrôle de police. Ordinaire, une voiture sur douze, rangez-vous, papiers. Nous y avons eu droit, bien sûr. Lorsque nous sommes repartis, un long silence. Sur le volant, ses mains tremblaient et tremblaient. Ca racontait 25 ans de prison.

    A Colmar, on avait déployé le grand jeu pour les mutins. On faisait passer les accusés entre deux haies de chiens aboyants, qui tiraient sur les laisses. Presque tous étaient jeunes, avec visages marqués : mitard maximum. Les hauts murs, les uniformes et les bottes, dix mètres plus loinles potées de géranium aux fenêtres, les colombages. Un type a reconnu Charlie – un ex de prison lui a dit qu’il devrait laisser tomber, c’était chaud, il allait se retrouver en garde à vue, valait mieux pas.

    © DR

    Il a seulement répondu qu’il avait promis d’être là. Et à l’intérieur, où les mutins entêtés profitaient de cette dernière trouée avant réincarcération pour lire un beau texte sur la nuit pénitentiaire, ses mains ont tremblé. Mais le lendemain, au moment du jugement, il a levé le poing.

    La nuit, dans l’hôtel très géranium , il a commencé à raconter la prison – pas la prison héroïque de combat, celle où tous les matons sont bas du plafond et tous les détenus des rebelles, en tout cas pas seulement, le jour après jour qui détruit, la dépossession, la disparition intérieure. Sans doute était-ce un entrechoc, les amis mutinés et jugés, le contrôle de police, le fait que nous ne nous connaissions pas « en vrai ». Lorsqu’il a dit qu’il faudrait peut-être dormir un peu, il était l’heure de retourner au procès, et nous y sommes allés, après cinq cafés. Comme si nous étions entrés dans le temps prison.

    Le succès de Fractures d’une vie, initialement publié au Seuil, réédité par Argone, les plateaux télé en série, les interviews, il est difficile de résister à cette attention là. Difficile, ensuite, de s’en passer tout à fait. Petit à petit, Charlie Bauer est devenu militant communiste dès six ans, compagnon du FLN plutôt que voyou, et la dernière fois que je l’ai aperçu à la télévision, avec regards ironiques du Grand journal, Mesrine était presque son adjoint, et avec inquiétude, je me suis dit qu’il allait finir par ressembler à Gérard Lanvin[1].

    Oui, mais… Et le mais est plus important. Présent dans les comités de soutien, quitte à les fatiguer des fois, mais là, toujours. Tournant dans les collèges, les lycées, les salles culturelles, pas forcément compris , mais là. En des lieux disgraciés que des tas de gens bien ne visitent jamais. Lisant, partout où il pouvait, La Kolyma de Varlam Chalamov, essence du sujet. Se réaffirmant combattant, révolutionnaire, sans se soucier d’avoir l’air anachronique : on lui pardonne alors la construction de légende car sans doute lui était-elle nécessaire. Il touchait ( je l’apprends en lisant un article de Libération) 134 euros de retraite mensuelle : je ne savais même pas que ça existait, 134 euros de retraite. Y-a t’il dégrèvement pour prise en charge carcérale ?

    Dimanche à Montargis pendant trois quart d’heure les pompiers ont essayé de faire repartir son cœur. En vain.

    De cet homme, il me reste les mains qui tremblent au dessus du volant et du pantalon velours milleraies, la crispation de son visage en voyant un gendarme tordre un bras pour aller plus vite, son embarras face aux jugés – être celui du dehors alors qu’il est encore celui du dedans – son désir d’exister et dire, lui qui avait été si jeune un numéro d’écrou, exaltation souvent, mode de survie.

    La route de l’Est, et la carte Michelin déployée , c’est où ? Les bonbons disposés sur les oreillers de l’hôtel qu’on a dévorés à cinq heures du matin ( C’est du cassis, moi j’ai orange, ouais, au QHS , alors…) en cet instant où il était libéré de la taule, pas encore prisonnier du dehors. Le papier peint était orangé, cette couleur sans doute zen qu’on retrouve dans les couloirs modernisés des prisons. Comme bien d’autres, j’aimerais pouvoir soupirer encore que c’est n’importe quoi, Charlie.

    Les livres:

    Fractures d’une vie, Seuil, puis Argone, 458 pages, 18 €.

    Le redresseur de clous, Cherche-Midi , 334 pages, 19 €

  • Entretien avec le comédien /metteur en scène Rhabia Mroué.

    Entretien avec le comédien /metteur en scène Rhabia Mroué.

    Un entretien avec le comédien/ metteur en scène libanais Rabhia Mroué à Beyrouth, réalisé par Sylvie Gasteau dans le cadre de notre projet « L’inouîe ». Il commence par y lire un de ses textes.

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    Biographie succincte Rhabia Mroué (source Evene)

    Après avoir étudié le théâtre à l’université libanaise de Beyrouth, Rhabia Mroué met en scène ses propres pièces à partir de 1990. Ses dispositifs scéniques se situent au confluent de la performance et du théâtre, sont souvent en prise directe avec la réalité économique et politique de son pays, évoquent ses meurtrissures et ses guerres fratricides, et prennent souvent l’apparence de quasi-documentaires mêlant fiction et réalité.

    Ainsi, dans ‘Make me Stop Smocking‘, vidéos, photos, coupures de journaux et témoignages créent un système complexe de narration grâce auquel l’artiste tente de recomposer les paysages libanais détruits lors des conflits et des guerres. Un autre des grands thèmes communs à tous ses travaux est la manière dont on peut représenter le corps au théâtre.

    Parmi ses créations, qu’il présente en Europe, à Beyrouth, Tunis, Amman ou au,Caire figurent ‘L’ Abat-jour‘ (1990), ‘La Prison de sable‘ (1995), ‘Three Posters‘ (2000), ou encore ‘Biokhraphia‘ (2002 et 2008) et ‘L’ Homme d’hier‘ (2008), en collaboration avec Tiogo Rodrigues et Tony Chakar. En tant qu’acteur, Rabih Mroué a joué au cinéma dans ‘Beyrouth fantôme‘ (1998) de Ghassan Salhab, ‘A Perfect Day‘ (2005) ou ‘Je veux voir‘ de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige (2007) entre autres…

     

  • Quelqu’un va danser   Chorégraphie de Radhouane El Meddeb Texte Camille de Toledo

    Quelqu’un va danser Chorégraphie de Radhouane El Meddeb Texte Camille de Toledo

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    Après avoir exploré dans mes deux premières créations  le corps  et l’émotion, le désir d’être avec la pièce Pour en finir avec MOI ; le corps et la spiritualité incarnée, les secrets de l’inconnu avec la seconde création Hûwà, Ce lui, j’ai souhaité questionner dans ce troisième solo mon rapport au corps et à la mémoire, la danse dans tous ses états. Je nourris mon travail de recherche des lectures de Genet, Proust et Pessoa, des peintures de Goya aux images des danseuses de Pina Bauch…

    La danse existe en moi depuis toujours.
    Le désir a suivi l’obsession de danser.
    Dans Quelqu’un va danser …, j’ai envie d’être dans une démonstration passionnelle de mon rapport au corps et à la danse, tout en puisant dans la vie réelle. Je veux affirmer mon rapport à la danse parce que c’est un domaine où tout peut advenir au même moment. L’émotion n’est pas statique, elle est déployée. Ce sera plus que jamais narcissique, mais je le défends car cela sera dans le partage. L’enjeu de cette pièce serait de ne pas m’arrêter de danser, d’être dans un état fiévreux, dans un rapport vertigineux au mouvement, jusqu’à la disparition. Car je fais ce métier pour disparaître.

    Je suis, j’existe.
    Regardez, je danse !

    Voici mon moi, ma voix, mon corps, mon reflet.
    Un monde commun, les rengaines, les sons qui nous accompagnent, moi je vis avec et je les tords, je les accompagne.
    Des « monstres » qui m’accompagnent et me ressemblent, je le sais.
    Ils se tordent aussi, sortent d’eux-mêmes pour mieux se montrer ou exister tout simplement.
    Danser le monstre en moi, ce qui est tendre et doux, ce qui se tord, rampe.
    Partir dans tous les sens, danser partout, n’importe où, faire violence pour dire le désordre dans une grande célébration, une fête au plus intime, tout en dehors, en explosion et pourtant seulement MOI.
    Comme un inventaire de souvenirs, accumulation d’époques et de styles.
    C’est MOI d’un bout à l’autre, habité par d’autres, défilant par morceau, par bribes.
    Regardez, je danse, je suis, j’existe…
    C’est moi passionnément, aveuglément, seul avec mon corps et poursuivi par mon ombre, mon reflet ou peut-être un autre.
    Comme un narcisse un peu effrayé par son image, partant de moi, c’est le monde qui apparaît au creux de ma conscience, dans les plis, un univers.
    Comme les visages chez Proust, retrouvés dans les creux de leurs rides et dans les fêlures de leur corps.
    Mes mots à moi sont mon corps, le mouvement, enragé, amusé, amoureux, haineux et généreux.
    En mouvement dans et par le mouvement.
    Homme, dans toute sa folie, sa quête d’élégance, sa complaisance et sa démesure, son contentement et son exposition.
    Désir de dépassement et d’invention… Traverser une autre intimité.
    Je me célèbre, je me danse, je me laisse aller.
    Je danse, Je m’émeus à disparaître.

    Intention

    After having explored in my the first two creations the body and the emotion, the desire of being in Pour en finir avec MOI ; the body and incarnated spirituality, the secrets of the unknown with the second creation Hûwà, Ce LUI, I wish to question in this third solo my relationship to the body and the memory, the dance in all its states. I nourish my researches with readings such as Genet, Proust and Pessoa, paintings from Goya or images of dancers from Pina Bauch…

    Dancing has always been in me.
    The desire has followed the obsession of dancing.
    In Quelq’un va danser…, I want to be in a passionate demonstration of my relationship to the body and the dance, while inspiring myself from the real life.
    I want to claim my relationship to dancing because it is a field where all can occur at the very same time. Emotion is not static, it is spread out. It will be more than ever narcissistic, but I am standing up for it because that will be also in the sharing. The stake of this piece would be to go into an endless dance, to be in a feverish state, a vertiginous relationship with the movement, until disappearance. Because I am doing this work in order to disappear.

    The funambulist
    “That your loneliness, paradoxically, is in full light, and the darkness made up of thousands of eyes which judge you, which fears and hopes for your fall, it does not matter: you will dance on and in a desert loneliness, the bandaged eyes, if you can it, the fastened eyelids. But nothing – nor especially applause or the laughter – will prevent only you dances for your image. You are an artist alas – you cannot refuse any more the monstrous chasm of your eyes. Does Narcisse dance? But it is of other thing that of coquettery, selfishness and self-love which it acts. If it were Death itself? Thus dance only. Pale, livid, anxious to like or displease with your image: however, it is your image which will dance for you. ”

    Jean Genet

    I am, I do exist.
    Look at me, I am dancing!

    Here it is, myself, my voice, my body, my reflection.

    A common world, the old tune, the sounds that accompany us, I live with them and I twist them, I accompany them.

    “Monsters” that accompany me and resemble me, I know it.
    They also twist, go outside of themselves in order to be show off, or just to exist.

    Dancing the monster in myself, the one that is tender and soft, that twists, slopes.

    Going in all directions, dancing everywhere, anywhere, creating violence in order to tell the disorder in a great celebration, a festival of the most intimate, all outwards, in explosion and yet only ME.

    Like an inventory of memories, accumulation of times and styles. It is ME from one end to another, inhabited by others, unwinding per piece, by bits.

    Look at me, I am dancing, I am, I exist…
    It is me passionately, blindly, alone with my body and chased by my shade, my reflection or perhaps an other one.

    Like a Narcisse, a little frightened by his own image, it is the world that appears within the hollow of my conscience, into the folds, a universe.

    Like Prouts faces, that are to be found in the hollows of their wrinkles and the cracks of their body.

    My own words are my body, the mad, amused, in love, heinous and generous movement.
    Moved in and by movement.

    A man, in all his madness, its quest for elegance, its complacenty and outrageousness, its contentment and its exhibition.
    Desire of going beyond and of invention… Crossing another intimacy.

    I am celebrating myself, I am dancing myself, I am letting myself go.
    I am dancing, I am mooved up to disappearance.

    Conception, chorégraphie et interprétation
    Radhouane El Meddeb

    Texte et narration
    Camille de Toledo

    Scénographie
    Annie Tolleter

    Lumières
    Xavier Lazarini

    Sonographie
    Stéphane Gombert

    Costumes
    Cidalia Da Costa

    Sous le regard de
    Mathilde Monnier, Héla Fattoumi

    Conseil chorégraphique
    Trisha Bauman

    Administration – diffusion
    Florence Kremper

    Production déléguée
    La Compagnie de Soi

    Coproduction
    Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis
    Centre chorégraphique national de Caen / Basse-Normandie
    Théâtre de l’Agora, Scène nationale d’Evry et de l’Essonne
    Centre chorégraphique national de Montpellier Languedoc-Roussillon
    Avec le soutien de la Direction régionale des affaires culturelles d’Ile de France – Ministère de la culture et de la communication, de Culturesfrance/ Afrique et Caraïbes en créations et de l’association Beaumarchais.

    La compagnie est accueillie en résidence pour les répétitions, à l’Arcal dans le cadre de l’accueil-studio, au Théâtre de l’Agora, Scène nationale d’Evry et de l’Essonne, au Centre Chorégraphique national de Montpellier Languedoc Roussillon et au Centre chorégraphique national de Caen/Basse Normandie,

    Avec le partenariat du Centre National de la Danse – Pantin pour le prêt de studio.

    TOURNEE
    Tournée 2008 : Rencontres Chorégraphiques de Seine-Saint-Denis | Festival Danse d’ailleurs, Centre Chorégraphique National de Caen Basse-Normandie, France
    Tournée 2009 : Bipod (Beirut International Platform of Dance) | Festival Dansem 2009, Marseille | Théâtre d’Arles
    Tournée 2010 : Collectif 12, Mantes-la-Jolie | Festival C’est de la Danse Contemporaine, Théatre Sorano, Toulouse | Hors Saison 2010, La Ferme du Buisson, Noisiel | Festival VISU10, Dieppe Scène Nationale | Liteside festival 2010, Amsterdam
    Bilbao Antzerkia Dantza(BAD). XII Festival de Théâtre et de Danse Contemporaine
    Tournée 2011 : le Rayon Vert, Saint-Valery-en-Caux | teatro Vascello Romaeuropa Festival |
    teatro Vascello Romaeuropa Festival , Italie

  • ___CHANT D’AMOUR___ Mise en voix et en musique d’une traversée du premier roman de Jean Genet  » Notre dame des fleurs ».

    ___CHANT D’AMOUR___ Mise en voix et en musique d’une traversée du premier roman de Jean Genet  » Notre dame des fleurs ».

    Mise en voix et en musique d’une traversée du premier roman de Jean Genet  » Notre dame des fleurs ». A servi de base au spectacle « Chant d’amour » réalisé avec le danseur chorégraphe Radhouane El Meddeb . Le spectacle créé en décembre 2010 n’a pu tourner faute d’autorisation de l ‘ayant droit de Jean Genet.  Réalisation et voix Stéphane Gombert. A écouter ici… [soundcloud url= »http://api.soundcloud.com/tracks/52632044″ iframe= »true » /]

    Le premier roman de Jean Genet « NOTRE DAME DES FLEURS »  fut écrit en cellule sans volonté de publication est donc àl’origine non destinée à une oreille extérieure. On y rencontre une écriture de soi, pour soi, qui creuse l’intime sans les réserves mondaines de la pudeur. Dans ce texte qui laisse entendre une voix intérieure faite d’allers-retours entre l’enfermement, et les vagabondages du phantasme érotique, la compagnie de SOI découvre des correspondances avec ses propositions chorégraphiques épurées.

     Que devient un corps enfermé dans un espace clos ?

    Comment vit- il l’obligation d’être exposé au regard ( du maton ou du spectateur) ?

    Cela modifie t’il le rapport au temps ? À sa pensée ?

    A qui parle t’il ?

     Conception Radhouane El Meddeb et Stéphane Gombert

    interprétation Radhouane El Meddeb et Lucas Hanza Manganelli

    Voix, musique, et sonographie  Stéphane Gombert

    Scénographie Annie Tolleter

    Lumières : Maryse Gautier

    Production : La Compagnie de SOI – Coproduction : Collectif 12

    Avec le soutien à la résidence chorégraphique de la DRAC Ile de France

    Avec le soutien du Théâtre Babel à Beyrouth, et le Centre Culturel Français au Liban

    http://lacompagniedesoi.com/

     

  • Tunis, 14 janvier 2011… Bande son réalisée pour la performance du chorégraphe Radhouane El Meddeb.

    Tunis, 14 janvier 2011… Bande son réalisée pour la performance du chorégraphe Radhouane El Meddeb.

    Bande son réalisée pour la performance  » Tunis, 14 janvier 2011″ du chorégraphe Radhouane El Meddeb.

    A écouter ici…

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    Conception et interprétation Radhouane El Meddeb,

    sonographie Stéphane Gombert,

    remerciements Annie Tolleter

    Je n’ai pas pu être là. Je n’ai pas hurlé, pas eu peur. Je ne me suis pas révolté.
    J’ai été absent, loin. Devant la télé, avec mon ordinateur sur les genoux et mon portable à la main. Cette absence démange, marque, fait mal. Je m’en remettrais jamais.
    Pour la dignité, la liberté… Après des années de répression et de peur, le rêve est enfin réalisé,
    et je n’ai pas pu être là. Des sanglots d’amertume, des frissons. Une énorme frustration…

    Que me reste-t-il ? Des images, des voix et des slogans, vus et entendus à la télévision…
    Voix de la détresse et du courage. Voix de l’utopie… L’obsession a crée en moi ce désir de me mettre dans cette révolution, de prendre place dans cette révolution. Imaginer ma présence est devenu mon obsession. Entre euphorie, peur, doute, choc et excitation, mon corps a subit cela à distance. La voix de cette homme sorti la nuit de la libération me hante … Et ses mots provoquent encore en moi une grande émotion.
    Comment raisonne tout cela en moi ? Quelle présence et quel corps pour exprimer la révolution… Et le manque aussi a cette révolution… Comment mon corps aujourd’hui incarnera-t-il cet événement ?
    Radhouane El Meddeb

    « Tunis 14 janvier 2011 » est une performance créée pour le Meeting Point 6 au Beirut Art center en avril 2011. Présentée dans un espace inhabituel et architectural, Radhouane se plaît au genre performatif et reconsidère sa relation aux spectateurs.

    Meeting Point 6 est un événement international et pluridisciplinaires, dont la direction artistique est assurée par Okwui Enwezor.

    La programmation de Meeting Point 6 fut visible dans plusieurs villes du monde jusqu’en mars 2012.

    TOURNEE
    Tournée 2011 : Argos, Bruxelles | KVS, Bruxelles / wip la vilette/Festival Montpellier danse…

    http://lacompagniedesoi.com/

    http://www.meetingpoints.org/

  • ____ La composition comme explication ____ Gertrude Stein / le T.O.C

    ____ La composition comme explication ____ Gertrude Stein / le T.O.C

    — LA COMPOSITION COMME EXPLICATION —
    De Gertrude Stein / Adaptation Le T.O.C. / Mise en scène Mirabelle Rousseau / Son Stéphane Gombert / Voix: Estelle Lesage

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    Commencer recommencer sans cesse expliquer le temps et la composition sont des choses naturelles. Il est à présent acquis que tout est semblable sauf la composition et le temps de la composition et le temps dans la composition. Tout est semblable sauf la composition et comme la composition est différente et le sera toujours tout n’est pas semblable. Tout n’est pas semblable puisque le temps ou la composition et le temps dans la composition sont différents. La composition est différente, cela est certain.
    Gertrude Stein, La composition comme explication.

    Production : Le T.O.C., Collectif 12 de Mantes la Jolie, la DMDTS via l’aide au compagnonnage. Représentations au Théâtre Koltès de l’université Paris X Nanterre, dans le cadre de la rétrospective du T.O.C. (mars 2010), au Théâtre National de la Colline, Paris, Colloque sur la performance (janvier 2008), au Théâtre Antoine Vitez, Université d’Aix-en-Provence (janvier 2007), au Musée d’Art Contemporain du Val de Marne, Vitry sur Seine (juillet 2006), à Naxos Bobine, Paris (novembre 2005 et décembre 2006), au Concours de l’Institut Nomade, CNSAD, Paris (septembre 2005) et au Festival Jeunes zé jolie, Collectif 12, Mantes la jolie (décembre 2005, l’Espace 40 de La Manufacture, Avignon ).

  • – Les derniers mots d’Hassan I Sabbah… William Burroughs.  Le T.O.C

    – Les derniers mots d’Hassan I Sabbah… William Burroughs. Le T.O.C

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    Extrait de bande son réalisée pour le spectacle « Electrolution révonique » du T.O.C
    Son et enregistrement et mixage: Stéphane Gombert / Voix Matthias Girbig

    Création d’après la Révolution Electronique de William S. Burroughs
    Adaptation le T.O.C. / Mise en scène Mirabelle Rousseau / Dramaturgie Muriel Malguy / Son Stéphane Gombert
    Avec Matthias Girbig, Estelle Lesage, Emilie Paillard, Etienne Parc, Vincent Mourlon, Mahamedou Traoré

    Dans ce texte-manifeste qui se présente comme un manuel de guerilla urbaine, Burroughs propose d’utiliser ses techniques d’écriture pour déconstruire la langue et faire disjoncter la réalité. Les armes sont le brouillage, le détournement, la fuite de l’identité. Les outils sont les hommes, les machines et les mots. Ce texte, paranoïaque et anticipatoire, nous rattrape aujourd’hui : en quoi sommes-nous captifs d’un univers de papier, soumis aux signifiants et à tous les slogans qui tissent autour de nous des discours pré-contraints ? Comment le verbe être nous assigne t-il à un impératif de condition permanente? Que signifient pour nous « effacer le mot », « sortir du temps », « entrer dans l’espace » : les formules-slogans de Burroughs ? Le spectacle est à l’image de l’impasse dans laquelle se trouve Burroughs dans ces années 70, et dont son ‘système’ va devenir l’expression : « si rien n’est vrai, tout est permis », et il est dès lors possible « d’envahir le studio réalité ».

    ER23 a été joué au Théâtre B.M.Koltès de l’Université de ParisX Nanterre, 2003, au Collectif 12 de Mantes la jolie, octobre 2004, au Sputnik 347 de Montreuil, novembre 2004, lors d’une carte blanche au Théâtre de Gennevilliers CDN, septembre 2005, à Mains d’Oeuvres en octobre 2006.

    http://le-toc.blogspot.fr/

    http://matthiasgirbig.jimdo.com/

  • Révolution Electronique William S. burroughs Le T.O.C

    Révolution Electronique William S. burroughs Le T.O.C

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    Extrait de bande son réalisée pour le spectacle “Electrolution révonique” du T.O.C
    Son et enregistrement et mixage: Stéphane Gombert / Voix Emile Paillard

    Création d’après la Révolution Electronique de William S. Burroughs
    Adaptation le T.O.C. / Mise en scène Mirabelle Rousseau / Dramaturgie Muriel Malguy / Son Stéphane Gombert
    Avec Matthias Girbig, Estelle Lesage, Emilie Paillard, Etienne Parc, Vincent Mourlon, Mahamedou Traoré

    Dans ce texte-manifeste qui se présente comme un manuel de guerilla urbaine, Burroughs propose d’utiliser ses techniques d’écriture pour déconstruire la langue et faire disjoncter la réalité. Les armes sont le brouillage, le détournement, la fuite de l’identité. Les outils sont les hommes, les machines et les mots. Ce texte, paranoïaque et anticipatoire, nous rattrape aujourd’hui : en quoi sommes-nous captifs d’un univers de papier, soumis aux signifiants et à tous les slogans qui tissent autour de nous des discours pré-contraints ? Comment le verbe être nous assigne t-il à un impératif de condition permanente? Que signifient pour nous « effacer le mot », « sortir du temps », « entrer dans l’espace » : les formules-slogans de Burroughs ? Le spectacle est à l’image de l’impasse dans laquelle se trouve Burroughs dans ces années 70, et dont son ‘système’ va devenir l’expression : « si rien n’est vrai, tout est permis », et il est dès lors possible « d’envahir le studio réalité ».

    ER23 a été joué au Théâtre B.M.Koltès de l’Université de ParisX Nanterre, 2003, au Collectif 12 de Mantes la jolie, octobre 2004, au Sputnik 347 de Montreuil, novembre 2004, lors d’une carte blanche au Théâtre de Gennevilliers CDN, septembre 2005, à Mains d’Oeuvres en octobre 2006.

    http://le-toc.blogspot.fr/

    http://matthiasgirbig.jimdo.com/