Étiquette : Collectif 12

  • Présentation de V.I.F

    Présentation de V.I.F

    En 2012, cela fera donc pile 30 ans que le Hip-hop est arrivé en France avec le New York City Rap Tour de 1982. Dix ans avant, il naissait officiellement dans le Bronx avec la création de l’Universal Zulu Nation. Elle préconisait de canaliser la violence par des pratiques artistiques, et l’on vit apparaître le rap, le graffiti, le dejaying et la break danse. Ces formes d’expressions, les quatre piliers de la culture hip-hop nous les avons réunis pour le festival V.I.F.

                                 Photo du Spectacle « Bionicologist » d’Ezra et Loos

    L’objectif revendiqué du festival est de développer des rencontres, du partage et de l’échange et non pas de se limiter à construire une programmation si intéressante soit elle. Ainsi ce que vous pourrez voir et entendre du 10 au 21 janvier sera la partie émergée de cinq mois d’action. En effet depuis septembre 2011, des artistes hip-hop à la reconnaissance internationale mènent ateliers, master-class, et collaborations avec des amateurs ou artistes mantais. Pour cela nous avons fait appel à des artistes très perméables au contexte social et aux autres formes de cultures artistiques, car c’est grâce à eux que le mouvement Hip-Hop reste sans cesse en mouvement et en constante évolution et ne se réduit pas à des codes figés pour la diffusion commerciale de masse et le besoin identitaire.

     Photo de l’atelier Rap mené par Khondo et Mike Ladd avec 10 groupes du Val Fourré et des Merisiers à Mantes

    Nous avons tissé des partenariats avec des structures locales : le Chaplin, l’Escale, le service jeunesse de Mantes-la-jolie, et des collaborations avec des associations artistiques du territoire Kolor 78, Mauridanse, Authentik 78, Diams music, ou des artistes du cru. Cette ancrage territorial affiché c’est aussi une des spécificités de la culture hip-hop .

                                             Essely d’Union HP pour une rencontre inédite sur scène avec Mike Ladd et Juyce Aleem

    Concerts, spectacles, mais aussi rendez-vous publiques d’improvisations, des rencontres inédites entres artistes et participants des ateliers, des croisements de disciplines, retrouver le charme de ce qui s’invente là sous nos yeux, « ici et maintenant », sur le VIF.

                                       Alfreda avec Black Blanc Beur dans « Chroniques du périmètre » au Collectif 12

  • Le V.F en V.O

    Le V.F en V.O

    Le quartier du Val Fourré est communément désigné à Mantes la jolie comme le V.F.

    Le Val Fourré en Version Originale donc:

    Le val-fourré regroupe une multitude de nationalités, d’origines, et de langues qui pourtant partagent un même territoire de vie.

    Il s’agit dans ce projet qui part d’un recueil de paroles d’interroger le vécu de cette mise en commun puis de rassembler ces voix, leurs multiplicités, leurs différences, leurs musicalités, la singularité de leur rapport à la langue française, dans l’unité d’un projet qui les posent sur des compositions instrumentales hip hop créées pour l’occasion..

    [soundcloud url= »http://api.soundcloud.com/tracks/60166665?secret_token=s-hdId4″ params= »auto_play=false&show_artwork=false&color=d0201e » width= »100% » height= »166″ iframe= »true » /]

    Un montage vous est proposé à écouter ici dans lequel un ordre à été choisi pour l’enchainement des titres qui sont par ailleurs  construits comme des chansons (ou des raps).  Ce montage ne propose pas l’ensemble des morceaux réalisés que nous considérons comme toujours en cours.

    Compositions musicales : Stéphane Gombert / Ti jean / Possi Hell

    enregistrements: Sylvie Gasteau et Stéphane Gombert

    Merci à l’Union HP (pour pas de justice pas de paix)

  • ART FACTORIES:  avec Stéphane Gombert, artiste membre du Collectif 12 à Mantes la jolies (78) – Rencontres professionnelles « Au risque du réel » à Emmetrop / 15 octobre 2008 – Bourges

    ART FACTORIES: avec Stéphane Gombert, artiste membre du Collectif 12 à Mantes la jolies (78) – Rencontres professionnelles « Au risque du réel » à Emmetrop / 15 octobre 2008 – Bourges

    Dans le cadre des Rencontres professionnelles « Au risque du réel » à Emmetrop, le 15 octobre 2008 – Bourges, l’équipe vidéo d’Art Factorties m’interview au saut du lit
    [youtube http://www.youtube.com/watch?v=nNvz5zffTXg?rel=0&w=420&h=315]
  • Entretien avec Charlie Bauer.

    Entretien avec Charlie Bauer.

    Entretien avec Charlie Bauer enregistré lors de sa résidence au Collectif 12 pour le spectacle « c’est ainsi que nous vivions » quelques récits de la Kolyma d’après l’œuvre de Varlam Chalamov dans une mise en scène d’Ariel Cypel.

    [soundcloud url= »http://api.soundcloud.com/tracks/59972267″ params= »auto_play=false&show_artwork=true&color=c00803″ width= »100% » height= »166″ iframe= »true » /]

    Charlie Bauer est mort le 7 aout  2011;

     

     

    Charlie Bauer, les mains qui tremblent

    09 août 2011 Par Dominique Conil
    © DR

    Il attendait Porte d’Orléans, dans une voiture louée. Je l’ai reconnu, évidemment, la coupe de cheveux, la frange sombre, la moustache. D’abord on a roulé presque en silence, pas de musique à bord. On ne se connaissait pas, en fait. Et pour cause, Charlie Bauer venait de passer 25 ans en prison.

    On ne se connaissait pas mais j’avais appris qu’il avait l’intention de se rendre à un procès, à Colmar, où l’on jugeait les mutins d’Ensisheim. Il comptait des amis parmi ces prisonniers longues peines en révolte, il était libéré depuis peu, on disait que tout ça serait « sous haute tension ». Et si je me souvenais bien de son visage – ces articles, les QHS, Bauer toujours en prison, pendant des années – la police le connaissait encore mieux ; pas plus mal de voyager avec une journaliste.

    Charlie n’avait rien écrit, encore, il n’était pas devenu « bon client » de la télévision, ni conseiller technique au cinéma, il disait – et dira toujours- qu’il était un communiste. Hâbleur et chaleureux sur la route grise qui filait vers l’Est.

    Avant qu’avec le temps il ne retouche sa propre histoire, il racontait que, lui fils de militants juifs, communistes et résistants, gamin de l’Estaque à Marseille, avait commencé voyou. Voyou partageux, certes, mais c’est en prison qu’il avait commencé à réfléchir. On lui avait donné du temps, pour cela : dès 1962 , vingt ans de réclusion pour de simples vols. Forte tête, se battant pour les droits les plus élémentaires des détenus – étudier, entre autres – il se retrouve en QHS ( Quartiers de haute sécurité) . Libéré en 1977, il retombe en 1979, après avoir, entre autres, croisé le chemin de Mesrine.

    Et soudain, sur la route de l’Est, un contrôle de police. Ordinaire, une voiture sur douze, rangez-vous, papiers. Nous y avons eu droit, bien sûr. Lorsque nous sommes repartis, un long silence. Sur le volant, ses mains tremblaient et tremblaient. Ca racontait 25 ans de prison.

    A Colmar, on avait déployé le grand jeu pour les mutins. On faisait passer les accusés entre deux haies de chiens aboyants, qui tiraient sur les laisses. Presque tous étaient jeunes, avec visages marqués : mitard maximum. Les hauts murs, les uniformes et les bottes, dix mètres plus loinles potées de géranium aux fenêtres, les colombages. Un type a reconnu Charlie – un ex de prison lui a dit qu’il devrait laisser tomber, c’était chaud, il allait se retrouver en garde à vue, valait mieux pas.

    © DR

    Il a seulement répondu qu’il avait promis d’être là. Et à l’intérieur, où les mutins entêtés profitaient de cette dernière trouée avant réincarcération pour lire un beau texte sur la nuit pénitentiaire, ses mains ont tremblé. Mais le lendemain, au moment du jugement, il a levé le poing.

    La nuit, dans l’hôtel très géranium , il a commencé à raconter la prison – pas la prison héroïque de combat, celle où tous les matons sont bas du plafond et tous les détenus des rebelles, en tout cas pas seulement, le jour après jour qui détruit, la dépossession, la disparition intérieure. Sans doute était-ce un entrechoc, les amis mutinés et jugés, le contrôle de police, le fait que nous ne nous connaissions pas « en vrai ». Lorsqu’il a dit qu’il faudrait peut-être dormir un peu, il était l’heure de retourner au procès, et nous y sommes allés, après cinq cafés. Comme si nous étions entrés dans le temps prison.

    Le succès de Fractures d’une vie, initialement publié au Seuil, réédité par Argone, les plateaux télé en série, les interviews, il est difficile de résister à cette attention là. Difficile, ensuite, de s’en passer tout à fait. Petit à petit, Charlie Bauer est devenu militant communiste dès six ans, compagnon du FLN plutôt que voyou, et la dernière fois que je l’ai aperçu à la télévision, avec regards ironiques du Grand journal, Mesrine était presque son adjoint, et avec inquiétude, je me suis dit qu’il allait finir par ressembler à Gérard Lanvin[1].

    Oui, mais… Et le mais est plus important. Présent dans les comités de soutien, quitte à les fatiguer des fois, mais là, toujours. Tournant dans les collèges, les lycées, les salles culturelles, pas forcément compris , mais là. En des lieux disgraciés que des tas de gens bien ne visitent jamais. Lisant, partout où il pouvait, La Kolyma de Varlam Chalamov, essence du sujet. Se réaffirmant combattant, révolutionnaire, sans se soucier d’avoir l’air anachronique : on lui pardonne alors la construction de légende car sans doute lui était-elle nécessaire. Il touchait ( je l’apprends en lisant un article de Libération) 134 euros de retraite mensuelle : je ne savais même pas que ça existait, 134 euros de retraite. Y-a t’il dégrèvement pour prise en charge carcérale ?

    Dimanche à Montargis pendant trois quart d’heure les pompiers ont essayé de faire repartir son cœur. En vain.

    De cet homme, il me reste les mains qui tremblent au dessus du volant et du pantalon velours milleraies, la crispation de son visage en voyant un gendarme tordre un bras pour aller plus vite, son embarras face aux jugés – être celui du dehors alors qu’il est encore celui du dedans – son désir d’exister et dire, lui qui avait été si jeune un numéro d’écrou, exaltation souvent, mode de survie.

    La route de l’Est, et la carte Michelin déployée , c’est où ? Les bonbons disposés sur les oreillers de l’hôtel qu’on a dévorés à cinq heures du matin ( C’est du cassis, moi j’ai orange, ouais, au QHS , alors…) en cet instant où il était libéré de la taule, pas encore prisonnier du dehors. Le papier peint était orangé, cette couleur sans doute zen qu’on retrouve dans les couloirs modernisés des prisons. Comme bien d’autres, j’aimerais pouvoir soupirer encore que c’est n’importe quoi, Charlie.

    Les livres:

    Fractures d’une vie, Seuil, puis Argone, 458 pages, 18 €.

    Le redresseur de clous, Cherche-Midi , 334 pages, 19 €

  • Il est où le théatre?

    Il est où le théatre?

    [soundcloud url= »http://api.soundcloud.com/tracks/59832933?secret_token=s-JSMI5″ params= »auto_play=false&show_artwork=false&color=e61026″ width= »100% » height= »166″ iframe= »true » /]

  • BERENICE de Racine Mise en scène Catherine Boskowitz / Collectif 12

    BERENICE de Racine Mise en scène Catherine Boskowitz / Collectif 12

    Montage sonore réalisé à partir d’extraits de la bande son du spectacle « Bérénice » de Racine

    composée pour la mise en scène de Catherine Boskowitz .

    [soundcloud url= »http://api.soundcloud.com/tracks/59698755?secret_token=s-uOM16″ params= »auto_play=false&show_artwork=false&color=ff0020″ width= »100% » height= »166″ iframe= »true » /]

    Titus, fils de Vespasien, aime Bérénice, reine de Palestine, et en est aimé. À la mort de son père, il s’apprête à devenir l’empereur du monde romain. Mais Rome, qui a chassé ses rois à jamais, ne saurait souffrir un sang royal à la tête de son empire. Titus doit donc choisir entre le pouvoir et l’amour. Comment quitter l’être qu’on aime et, surtout, comment le lui dire ? L’entremise d’Antiochus, roi de Comagène, ami fidèle de Titus, et amoureux transi de Bérénice, ne fera que retarder davantage l’implacable échéance, l’impossible aveu, l’acceptation définitive : « Je vous aime, mais je vous quitte. » Les personnages face à une situation dans laquelle ils rencontrent la vérité de leur désir, leur destin.

    Nanténé Traoré
    Bérénice, reine de Palestine
    Marcel Mankita
    Titus, empereur de Rome
    Philippe Chateau

    Antiochus, roi de Comagène
    Radhouane El Meddeb
    Les 3 rôles des confidents :
    Paulin, confident de Titus
    Phénice, confidente de Bérénice
    Arsace , confident

    Catherine Boskowitz Mise en scène

    Stéphane Gombert Création Son
    Francine Jacques Costumes
    Laurent VergnaudCréation Lumières


    Les premières représentations de Bérénice eurent lieu à Mantes la Jolie, au Collectif 12 en 2006.
    En 2007, le spectacle est parti en tournée en France.

  • ___CHANT D’AMOUR___ Mise en voix et en musique d’une traversée du premier roman de Jean Genet  » Notre dame des fleurs ».

    ___CHANT D’AMOUR___ Mise en voix et en musique d’une traversée du premier roman de Jean Genet  » Notre dame des fleurs ».

    Mise en voix et en musique d’une traversée du premier roman de Jean Genet  » Notre dame des fleurs ». A servi de base au spectacle « Chant d’amour » réalisé avec le danseur chorégraphe Radhouane El Meddeb . Le spectacle créé en décembre 2010 n’a pu tourner faute d’autorisation de l ‘ayant droit de Jean Genet.  Réalisation et voix Stéphane Gombert. A écouter ici… [soundcloud url= »http://api.soundcloud.com/tracks/52632044″ iframe= »true » /]

    Le premier roman de Jean Genet « NOTRE DAME DES FLEURS »  fut écrit en cellule sans volonté de publication est donc àl’origine non destinée à une oreille extérieure. On y rencontre une écriture de soi, pour soi, qui creuse l’intime sans les réserves mondaines de la pudeur. Dans ce texte qui laisse entendre une voix intérieure faite d’allers-retours entre l’enfermement, et les vagabondages du phantasme érotique, la compagnie de SOI découvre des correspondances avec ses propositions chorégraphiques épurées.

     Que devient un corps enfermé dans un espace clos ?

    Comment vit- il l’obligation d’être exposé au regard ( du maton ou du spectateur) ?

    Cela modifie t’il le rapport au temps ? À sa pensée ?

    A qui parle t’il ?

     Conception Radhouane El Meddeb et Stéphane Gombert

    interprétation Radhouane El Meddeb et Lucas Hanza Manganelli

    Voix, musique, et sonographie  Stéphane Gombert

    Scénographie Annie Tolleter

    Lumières : Maryse Gautier

    Production : La Compagnie de SOI – Coproduction : Collectif 12

    Avec le soutien à la résidence chorégraphique de la DRAC Ile de France

    Avec le soutien du Théâtre Babel à Beyrouth, et le Centre Culturel Français au Liban

    http://lacompagniedesoi.com/

     

  • ____ La composition comme explication ____ Gertrude Stein / le T.O.C

    ____ La composition comme explication ____ Gertrude Stein / le T.O.C

    — LA COMPOSITION COMME EXPLICATION —
    De Gertrude Stein / Adaptation Le T.O.C. / Mise en scène Mirabelle Rousseau / Son Stéphane Gombert / Voix: Estelle Lesage

    [soundcloud url= »http://api.soundcloud.com/tracks/59469532?secret_token=s-7NpRV » params= »auto_play=false&show_artwork=true&color=ff0400″ width= »100% » height= »166″ iframe= »true » /]

    [soundcloud url= »http://api.soundcloud.com/tracks/59469764?secret_token=s-as0RX » params= »auto_play=false&show_artwork=true&color=ff0400″ width= »100% » height= »166″ iframe= »true » /]

    Commencer recommencer sans cesse expliquer le temps et la composition sont des choses naturelles. Il est à présent acquis que tout est semblable sauf la composition et le temps de la composition et le temps dans la composition. Tout est semblable sauf la composition et comme la composition est différente et le sera toujours tout n’est pas semblable. Tout n’est pas semblable puisque le temps ou la composition et le temps dans la composition sont différents. La composition est différente, cela est certain.
    Gertrude Stein, La composition comme explication.

    Production : Le T.O.C., Collectif 12 de Mantes la Jolie, la DMDTS via l’aide au compagnonnage. Représentations au Théâtre Koltès de l’université Paris X Nanterre, dans le cadre de la rétrospective du T.O.C. (mars 2010), au Théâtre National de la Colline, Paris, Colloque sur la performance (janvier 2008), au Théâtre Antoine Vitez, Université d’Aix-en-Provence (janvier 2007), au Musée d’Art Contemporain du Val de Marne, Vitry sur Seine (juillet 2006), à Naxos Bobine, Paris (novembre 2005 et décembre 2006), au Concours de l’Institut Nomade, CNSAD, Paris (septembre 2005) et au Festival Jeunes zé jolie, Collectif 12, Mantes la jolie (décembre 2005, l’Espace 40 de La Manufacture, Avignon ).

  • – Les derniers mots d’Hassan I Sabbah… William Burroughs.  Le T.O.C

    – Les derniers mots d’Hassan I Sabbah… William Burroughs. Le T.O.C

    [soundcloud url= »http://api.soundcloud.com/tracks/59458821?secret_token=s-MRn7w » params= »auto_play=false&show_artwork=true&color=ff0400″ width= »100% » height= »166″ iframe= »true » /]

    Extrait de bande son réalisée pour le spectacle « Electrolution révonique » du T.O.C
    Son et enregistrement et mixage: Stéphane Gombert / Voix Matthias Girbig

    Création d’après la Révolution Electronique de William S. Burroughs
    Adaptation le T.O.C. / Mise en scène Mirabelle Rousseau / Dramaturgie Muriel Malguy / Son Stéphane Gombert
    Avec Matthias Girbig, Estelle Lesage, Emilie Paillard, Etienne Parc, Vincent Mourlon, Mahamedou Traoré

    Dans ce texte-manifeste qui se présente comme un manuel de guerilla urbaine, Burroughs propose d’utiliser ses techniques d’écriture pour déconstruire la langue et faire disjoncter la réalité. Les armes sont le brouillage, le détournement, la fuite de l’identité. Les outils sont les hommes, les machines et les mots. Ce texte, paranoïaque et anticipatoire, nous rattrape aujourd’hui : en quoi sommes-nous captifs d’un univers de papier, soumis aux signifiants et à tous les slogans qui tissent autour de nous des discours pré-contraints ? Comment le verbe être nous assigne t-il à un impératif de condition permanente? Que signifient pour nous « effacer le mot », « sortir du temps », « entrer dans l’espace » : les formules-slogans de Burroughs ? Le spectacle est à l’image de l’impasse dans laquelle se trouve Burroughs dans ces années 70, et dont son ‘système’ va devenir l’expression : « si rien n’est vrai, tout est permis », et il est dès lors possible « d’envahir le studio réalité ».

    ER23 a été joué au Théâtre B.M.Koltès de l’Université de ParisX Nanterre, 2003, au Collectif 12 de Mantes la jolie, octobre 2004, au Sputnik 347 de Montreuil, novembre 2004, lors d’une carte blanche au Théâtre de Gennevilliers CDN, septembre 2005, à Mains d’Oeuvres en octobre 2006.

    http://le-toc.blogspot.fr/

    http://matthiasgirbig.jimdo.com/

  • Révolution Electronique William S. burroughs Le T.O.C

    Révolution Electronique William S. burroughs Le T.O.C

    [soundcloud url= »http://api.soundcloud.com/tracks/59474926?secret_token=s-ex9j6″ params= »auto_play=false&show_artwork=false&color=ff0020″ width= »100% » height= »166″ iframe= »true » /]

    Extrait de bande son réalisée pour le spectacle “Electrolution révonique” du T.O.C
    Son et enregistrement et mixage: Stéphane Gombert / Voix Emile Paillard

    Création d’après la Révolution Electronique de William S. Burroughs
    Adaptation le T.O.C. / Mise en scène Mirabelle Rousseau / Dramaturgie Muriel Malguy / Son Stéphane Gombert
    Avec Matthias Girbig, Estelle Lesage, Emilie Paillard, Etienne Parc, Vincent Mourlon, Mahamedou Traoré

    Dans ce texte-manifeste qui se présente comme un manuel de guerilla urbaine, Burroughs propose d’utiliser ses techniques d’écriture pour déconstruire la langue et faire disjoncter la réalité. Les armes sont le brouillage, le détournement, la fuite de l’identité. Les outils sont les hommes, les machines et les mots. Ce texte, paranoïaque et anticipatoire, nous rattrape aujourd’hui : en quoi sommes-nous captifs d’un univers de papier, soumis aux signifiants et à tous les slogans qui tissent autour de nous des discours pré-contraints ? Comment le verbe être nous assigne t-il à un impératif de condition permanente? Que signifient pour nous « effacer le mot », « sortir du temps », « entrer dans l’espace » : les formules-slogans de Burroughs ? Le spectacle est à l’image de l’impasse dans laquelle se trouve Burroughs dans ces années 70, et dont son ‘système’ va devenir l’expression : « si rien n’est vrai, tout est permis », et il est dès lors possible « d’envahir le studio réalité ».

    ER23 a été joué au Théâtre B.M.Koltès de l’Université de ParisX Nanterre, 2003, au Collectif 12 de Mantes la jolie, octobre 2004, au Sputnik 347 de Montreuil, novembre 2004, lors d’une carte blanche au Théâtre de Gennevilliers CDN, septembre 2005, à Mains d’Oeuvres en octobre 2006.

    http://le-toc.blogspot.fr/

    http://matthiasgirbig.jimdo.com/